Réduire l'impact du web sur l'environnement

La recherche pour réduire l’impact environnemental des datacenters du monde entier est passée au premier plan durant ces dix dernières années.

Pour rappel, un datacenter est une infrastructure de stockage de données. Ils sont indispensables au fonctionnement d’internet, car ils stockent le contenu de l’ensemble des sites existant sur le réseau. Malheureusement, leur responsabilité dans le réchauffement climatique est importante et grandissante. Tout l’enjeu est donc d’optimiser la consommation énergétique, mais surtout le refroidissement de ces serveurs.

Upperair datacenter

Un datacenter en Belgique

De multiples solutions

Les solutions imaginées et mises en place sont multiples. Pour commencer, l’environnement dans lequel est construit le datacenter est un paramètre déterminant. Il est en effet plus économique énergiquement de refroidir le bâtiment si la température locale est déjà froide. Facebook, par exemple, a entrepris la construction de serveurs en Suède, pays froid du Nord de l’Europe. Plus simple encore, un agencement intelligent des « racks » (ensemble de disques durs) participe à une importante dissipation de chaleur. Cependant, toute cette chaleur peut aussi être réutilisée. Les habitations aux alentours du datacenter peuvent techniquement en bénéficier pour un chauffage domestique. Plus largement, la chaleur est une source d’énergie électrique potentielle facile. Le domaine de la thermodynamique a beaucoup à offrir et exploiter. En ce qui concerne les jeux en réalité augmentée tels Pokémon Go ou Darwin’s Game, il s’agit de trouver une solution à la synchronisation permanente entre le joueur et les serveurs du jeu. Il serait envisageable, par exemple, de limiter les synchronisations avec des serveurs « globaux » à une fois par jour, et utiliser du reste de la communication de joueur à joueur de manière plus locale. Cela éliminerait beaucoup de trafic web et réduirait par conséquent les émissions de CO2 liées au jeu.

Clouds

L'utilisateur est tout aussi responsable

Tous responsables

Beaucoup de mesures comme celles-ci sont prises du côté du serveur. Pourtant, une grande partie de la consommation électrique globale du réseau mondial est de la responsabilité de l’utilisateur. En effet, celui-ci laisse beaucoup de contenu plus ou moins volontairement sur ces datacenters. Les services de « drive » (stockage en ligne de données pour l’utilisateur) et les réseaux sociaux représentent la majorité de ces données d’utilisateur. En tant qu’internaute, nous pouvons donc faire plusieurs choses pour participer à limiter l’impact environnemental d’internet. Par exemple, envoyer des SMS plutôt que des mails, puisque ces derniers incluent beaucoup plus de métadonnées et impliquent de plus larges transferts. On peut aussi stocker ses fichiers localement, plutôt que sur un espace en ligne dont les disques tournent en permanence. Penser à créer des raccourcis pour les sites qu’on utilise le plus est aussi efficace, car cela évite de générer des requêtes inutiles auprès d’un quelconque moteur de recherche.